ouais
je suis rentrée à la maison.
J'ai de nouveau accès à mon Blog
si ça se trouve je vais le tenir plus à semaine...
enfin pas tout de suite hein.
jeudi, juin 15, 2006
mercredi, mai 10, 2006
Gueule de bois
Quand ma secrétaire m’apporte directement un café, je crois que c’est un signe fort…
Bon elle est super mignonne ma secrétaire, et en fait elle m’apporte généralement un café à peu près au moment où je me dis « je finis ça et je mets l’eau à chauffer pour un café », ce qui arrive généralement vers 10h30. Forcément quand elle m’apporte un café à 9H30, alors que je ne pense à RIEN, mais alors vraiment rien du tout, je me demande quelle tête je dois avoir… Ah je vous en avais déjà parlé ? Ouais bon d’accord, mais on n’insistera jamais assez sur les qualités de mes collaborateurs alors tant pis, je radote.
Oui hier c’était la journée de l’Europe qui fini en beauté par une réception pas de l’ambassadeur mais du chef de délégation. Oui, moi je n’ai pas vraiment cru ce qui était marqué sur le carton, parce que 18h30, c’est quand même drôlement tôt non ? du coup, quand je suis arrivée le buffet était déjà pillé, et du coup je suis restée 3h le verre à la main sans manger, mais attention, en restant toujours digne, malgré ma fâcheuse propension à boire le contenu du verre que j’ai à la main…
Résultat : je me pose des questions toutes existentielles du type vaut-il mieux travailler mal une journée entière ou prendre sa matinée et être hyper efficace ? hein hein ? oui enfin ce sont les questions existentielles à la mesure de la vitesse de mon cerveau aussi.
Et pour ceux qui n’ont pas l’occasion de fréquenter les soirées d’ambassadeur, sachez qu’il n’y a pas de Roches d’or à Asmara, oui, c’est la fin d’un mythe je sais et ce n’est pas très facile à accepter. Mais depuis le temps vous devriez savoir que la télévision vous ment, et qu’il ne faut pas croire la publicité. Quand même.
Non, à la place il y a des discours, (bon j’ai loupé les discours parce qu’il fallait arriver à l’heure), le tout Asmara (même des ministre dis donc !), le moins tout Asmara mais un peu quand même (d’t’façons moi je ne les connais pas alors…), les autres ambassadeurs, les travailleurs acharnés de la délégation européenne, les représentants des Ong qui dilapident l’argent du contribuable européen pour de bonnes causes (mais qu’on a ici l’occasion de voir en costume et même costume-cravate pour certains ; enfin cravate-costume-tongs pour certains certains que je ne dévoilerai pas ici), pleins de gens que je ne sais pas qui c’est, un chanteur, une chanteuse, le pianiste et of course les serveurs en livrée qui servent à boire (et pas de petits fours, puisqu’on vous dit que c’est pour se saouler qu’on est venu, pas pour manger quand même).
Ouais d’accord jusque là ça a l’air facile, suffit de boire du jus de pomme et hop on assure l’équilibre en station verticale, on porte son plus beau sourire et tout va bien. En fait pas du tout, on sous-estime grandement les pièges que peuvent receler les soirées de l’ambassadeur (hormis l’indigestion au roches d’or qui est réservée à ceux qui arrivent à l’heure ce qui n’est toujours pas mon cas depuis tout à l’heure je le rappelle). Bon le sourire, ça, ça va, des années d’entraînement face à l’œil noir ça ne s’oublient pas quand même. Après, le problème, c’est que je suis une fille (précision utile pour tous ceux qui ne l’avaient pas noté jusqu’à présent), donc, il y a toujours un galant homme qui se propose d’aller me chercher un verre et là le jus de pomme, tintin, tiens !
Le deuxième problème, c’est que je suis sensée représenter mon organisation, et que c’est justement l’occasion de discuter de façon plus informelle avec mes partenaires professionnels. (C’est pas non plus que d’habitude ce soit très formel non plus cela dit). Il faut donc se frayer un chemin à travers la foule, se faire martyriser les doigts de pieds, ne pas renverser son verre plein, garder le sourire, se souvenir de qui est qui pour pouvoir le saluer, ne pas snober les copains en étant trop boulot boulot (quand même ce sont les copains), et dire des trucs intelligents à la personne qui justement vient de penser à un truc mega bien qui requiert toute votre attention avinée alors que le niveau sonore diminue votre capacité auditive de 70%. Et SURTOUT, se souvenir de ce qu’on a bien pu vous raconter de super intéressant le lendemain histoire de pouvoir rédiger le mail ad hoc…
C’est là que en fait ce qui est bien dans avoir des relations professionnelles pas trop formelles, c’est qu’on peut appeler et demander de quoi on parlait la veille parce qu’on ne se rappelle plus bien là maintenant tout de suite… Un travail de tous les instants je vous dis.
Heureusement, ça se finit super tôt (ben oui vu que ça commence super tôt, il ne faudrait pas laisser à tous ces gens biens l’opportunité de perdre leur dignité quand même) et on quand même eu le temps d’aller grignoter une plâtrée de pâtes et d’aller se coucher avant l’extinction générale des feux.
Bon elle est super mignonne ma secrétaire, et en fait elle m’apporte généralement un café à peu près au moment où je me dis « je finis ça et je mets l’eau à chauffer pour un café », ce qui arrive généralement vers 10h30. Forcément quand elle m’apporte un café à 9H30, alors que je ne pense à RIEN, mais alors vraiment rien du tout, je me demande quelle tête je dois avoir… Ah je vous en avais déjà parlé ? Ouais bon d’accord, mais on n’insistera jamais assez sur les qualités de mes collaborateurs alors tant pis, je radote.
Oui hier c’était la journée de l’Europe qui fini en beauté par une réception pas de l’ambassadeur mais du chef de délégation. Oui, moi je n’ai pas vraiment cru ce qui était marqué sur le carton, parce que 18h30, c’est quand même drôlement tôt non ? du coup, quand je suis arrivée le buffet était déjà pillé, et du coup je suis restée 3h le verre à la main sans manger, mais attention, en restant toujours digne, malgré ma fâcheuse propension à boire le contenu du verre que j’ai à la main…
Résultat : je me pose des questions toutes existentielles du type vaut-il mieux travailler mal une journée entière ou prendre sa matinée et être hyper efficace ? hein hein ? oui enfin ce sont les questions existentielles à la mesure de la vitesse de mon cerveau aussi.
Et pour ceux qui n’ont pas l’occasion de fréquenter les soirées d’ambassadeur, sachez qu’il n’y a pas de Roches d’or à Asmara, oui, c’est la fin d’un mythe je sais et ce n’est pas très facile à accepter. Mais depuis le temps vous devriez savoir que la télévision vous ment, et qu’il ne faut pas croire la publicité. Quand même.
Non, à la place il y a des discours, (bon j’ai loupé les discours parce qu’il fallait arriver à l’heure), le tout Asmara (même des ministre dis donc !), le moins tout Asmara mais un peu quand même (d’t’façons moi je ne les connais pas alors…), les autres ambassadeurs, les travailleurs acharnés de la délégation européenne, les représentants des Ong qui dilapident l’argent du contribuable européen pour de bonnes causes (mais qu’on a ici l’occasion de voir en costume et même costume-cravate pour certains ; enfin cravate-costume-tongs pour certains certains que je ne dévoilerai pas ici), pleins de gens que je ne sais pas qui c’est, un chanteur, une chanteuse, le pianiste et of course les serveurs en livrée qui servent à boire (et pas de petits fours, puisqu’on vous dit que c’est pour se saouler qu’on est venu, pas pour manger quand même).
Ouais d’accord jusque là ça a l’air facile, suffit de boire du jus de pomme et hop on assure l’équilibre en station verticale, on porte son plus beau sourire et tout va bien. En fait pas du tout, on sous-estime grandement les pièges que peuvent receler les soirées de l’ambassadeur (hormis l’indigestion au roches d’or qui est réservée à ceux qui arrivent à l’heure ce qui n’est toujours pas mon cas depuis tout à l’heure je le rappelle). Bon le sourire, ça, ça va, des années d’entraînement face à l’œil noir ça ne s’oublient pas quand même. Après, le problème, c’est que je suis une fille (précision utile pour tous ceux qui ne l’avaient pas noté jusqu’à présent), donc, il y a toujours un galant homme qui se propose d’aller me chercher un verre et là le jus de pomme, tintin, tiens !
Le deuxième problème, c’est que je suis sensée représenter mon organisation, et que c’est justement l’occasion de discuter de façon plus informelle avec mes partenaires professionnels. (C’est pas non plus que d’habitude ce soit très formel non plus cela dit). Il faut donc se frayer un chemin à travers la foule, se faire martyriser les doigts de pieds, ne pas renverser son verre plein, garder le sourire, se souvenir de qui est qui pour pouvoir le saluer, ne pas snober les copains en étant trop boulot boulot (quand même ce sont les copains), et dire des trucs intelligents à la personne qui justement vient de penser à un truc mega bien qui requiert toute votre attention avinée alors que le niveau sonore diminue votre capacité auditive de 70%. Et SURTOUT, se souvenir de ce qu’on a bien pu vous raconter de super intéressant le lendemain histoire de pouvoir rédiger le mail ad hoc…
C’est là que en fait ce qui est bien dans avoir des relations professionnelles pas trop formelles, c’est qu’on peut appeler et demander de quoi on parlait la veille parce qu’on ne se rappelle plus bien là maintenant tout de suite… Un travail de tous les instants je vous dis.
Heureusement, ça se finit super tôt (ben oui vu que ça commence super tôt, il ne faudrait pas laisser à tous ces gens biens l’opportunité de perdre leur dignité quand même) et on quand même eu le temps d’aller grignoter une plâtrée de pâtes et d’aller se coucher avant l’extinction générale des feux.
dimanche, avril 23, 2006
Re Week End, parce qu'il n'y a pas de raisons
Comme vous aviez pu le constater récemment, mon moral d’acier commençait a sérieusement s’effriter depuis quelques temps. (Où l’on apprend que l’acier s’effrite aussi, ben oui). Il fallait donc urgemment rétablir le dynamisme et l’optimisme de cette maison par des mesures exceptionnelles.
J’ai essayé le Week End sur les îles Dahlak, c’était bien, c’était pluvieux, mais la compagnie étant sympathique, c’était un Week End sympathique. Evidemment si on considère que je suis malade en voiture ET en bateau, passer un Week end qui inclut 5h de trajet total sur des routes de montagnes et le reste en bateau, ce n’est pas idéal non plus, forcément. Mais comme il pleuvait, on ne pouvait pas non plus dormir sur les îles à la belle étoile comme on le fait d’habitude, vu qu’on ne voyait pas les étoiles, forcément. Et toujours comme il pleuvait, la mer était assez agitée, forcément, et le Sambuco prenait pas mal l’eau de toutes parts (mais pour ma part c’est surtout la non étanchéité du toit qui m’a fait passer une nuit mouillée). Forcément, dit comme ça ce n’est pas très engageant, mais en fait c’était un Week end assez marrant. Il y a eu quelques péripéties qui ont pimentés notre Week end, comme la recherche du canot de survie qui s'était échappé pendant la nuit, sa récupération après plusieurs tentatives échouées par un des peu nombreux représentant de la presse internationale en Erythrée (comme quoi il faut toujours avoir un journaliste avec soi), et la pêche miraculeuse de la Mer Rouge (des poissons de 1 mètre suicidaire selon moi), et j’ai même vu des vrais dauphins dans la vraie mer pour la première fois de ma vie. Et pour le coup, la pluie, c’était du dépaysement.
Mais le week end sur les îles, n’était qu’un début. Après, ou pendant, est venu l’idée débile de partir en week end au Yemen. Et en fait c’était une idée géniale. D’abord, j’avais encore un visa valide, qui me permet de sortir du pays quand je veux (et c’est un point important). Il expire bientôt, mais pas tout de suite. Ensuite, il y a des copains qui étaient prêts à donner un coup demain logistique (du genre, hébergement, devises, accompagnateur masculin…) Et hop 4 jours au Yemen, histoire de changer d’ambiance. Le pied. Et le changement d’ambiance fut extrêmement efficace. Et les yéménites sont toujours aussi sympas, la nourriture toujours bonne, et la musique Yéménite est vraiment chouette, même si à la fin, j’ai laissé la partie « culture » à mon compagnon de voyage et je suis revenue avec un disque de chanteuse égyptienne, dont un jour, c’est sûr je réussirais à lire le nom.
Evidemment je suis aussi revenue avec d’autres denrées précieuses et introuvables (à Asmara), du genre chocolat, crème à figure, soda aux goûts discutables, crème en boite de conserve, thé à la vanille, épices en tout genre (quand même le Yemen quoi), café, accessoires de cuisine, et j’en passe. Parce que nous avions demandé 50 Kg de bagages chacun, et que nous avions que peu d’idées finalement pour les remplir (mais beaucoup d’attentes côté asmarinesque), que nous avons essayé mais malheureusement échoué avec la piètre performance de 30 Kg a deux - mais j'avoue que nous n'avons pas osé ramener du lait et des jus de fruits (qu'on trouve à prix d'or ou à prix de "spouse qui veut bien aller faire la queue à 4h du matin pour le lait", mais qu'on trouve quand même dans nos contrées).

Le vieux Sana’a c’était toujours aussi beau comme ça (la nuit avec un appareil qui ne le savait pas - que c'était la nuit).
Et c’est toujours aussi chouette de se balader au hasard des rues de la ville. D’autant que j’aime autant la vieille ville que la nouvelle. Evidemment faut aimer les villes, hein. La vieille ville est une sorte de musée architecturale toujours en activité, quand la nouvelle ville développe une sorte d’énergie anarchique qui reste très accueillante. Et puis il y a un mélange extraordinaire des genres, d’une société qui intègre la modernité occidentale qui me fascine. Et puis on mange bien quand même.

La nouvelle ville c’est plutôt comme ça. (Avec une femme au voile colorée et pas tout en noir).
Bon il faudrait bien que j'y retourne histoire de sortir un peu de la ville et visiter aussi les magnifiques villages, la côte mythique, Aden, Faire du abducted-tourism, et peut être même essayer le Kât, mais là va falloir que je retravaille sérieusement sur mon emploi du temps des prochains mois.
Je vous rassure le retour à Asmara m'a gardé sur la même humeur, sans doute un peu comtemplative, mais certainement pas déprimée. D'ailleurs je fredonne maintenant dez chansons dont je ne peux pas dire les paroles, hormis quelques habibi habibi.
Oui faudrait vraiment que je me mette sérieusement à apprendre l'arabe quand même...
J’ai essayé le Week End sur les îles Dahlak, c’était bien, c’était pluvieux, mais la compagnie étant sympathique, c’était un Week End sympathique. Evidemment si on considère que je suis malade en voiture ET en bateau, passer un Week end qui inclut 5h de trajet total sur des routes de montagnes et le reste en bateau, ce n’est pas idéal non plus, forcément. Mais comme il pleuvait, on ne pouvait pas non plus dormir sur les îles à la belle étoile comme on le fait d’habitude, vu qu’on ne voyait pas les étoiles, forcément. Et toujours comme il pleuvait, la mer était assez agitée, forcément, et le Sambuco prenait pas mal l’eau de toutes parts (mais pour ma part c’est surtout la non étanchéité du toit qui m’a fait passer une nuit mouillée). Forcément, dit comme ça ce n’est pas très engageant, mais en fait c’était un Week end assez marrant. Il y a eu quelques péripéties qui ont pimentés notre Week end, comme la recherche du canot de survie qui s'était échappé pendant la nuit, sa récupération après plusieurs tentatives échouées par un des peu nombreux représentant de la presse internationale en Erythrée (comme quoi il faut toujours avoir un journaliste avec soi), et la pêche miraculeuse de la Mer Rouge (des poissons de 1 mètre suicidaire selon moi), et j’ai même vu des vrais dauphins dans la vraie mer pour la première fois de ma vie. Et pour le coup, la pluie, c’était du dépaysement.
Mais le week end sur les îles, n’était qu’un début. Après, ou pendant, est venu l’idée débile de partir en week end au Yemen. Et en fait c’était une idée géniale. D’abord, j’avais encore un visa valide, qui me permet de sortir du pays quand je veux (et c’est un point important). Il expire bientôt, mais pas tout de suite. Ensuite, il y a des copains qui étaient prêts à donner un coup demain logistique (du genre, hébergement, devises, accompagnateur masculin…) Et hop 4 jours au Yemen, histoire de changer d’ambiance. Le pied. Et le changement d’ambiance fut extrêmement efficace. Et les yéménites sont toujours aussi sympas, la nourriture toujours bonne, et la musique Yéménite est vraiment chouette, même si à la fin, j’ai laissé la partie « culture » à mon compagnon de voyage et je suis revenue avec un disque de chanteuse égyptienne, dont un jour, c’est sûr je réussirais à lire le nom.
Evidemment je suis aussi revenue avec d’autres denrées précieuses et introuvables (à Asmara), du genre chocolat, crème à figure, soda aux goûts discutables, crème en boite de conserve, thé à la vanille, épices en tout genre (quand même le Yemen quoi), café, accessoires de cuisine, et j’en passe. Parce que nous avions demandé 50 Kg de bagages chacun, et que nous avions que peu d’idées finalement pour les remplir (mais beaucoup d’attentes côté asmarinesque), que nous avons essayé mais malheureusement échoué avec la piètre performance de 30 Kg a deux - mais j'avoue que nous n'avons pas osé ramener du lait et des jus de fruits (qu'on trouve à prix d'or ou à prix de "spouse qui veut bien aller faire la queue à 4h du matin pour le lait", mais qu'on trouve quand même dans nos contrées).

Le vieux Sana’a c’était toujours aussi beau comme ça (la nuit avec un appareil qui ne le savait pas - que c'était la nuit).
Et c’est toujours aussi chouette de se balader au hasard des rues de la ville. D’autant que j’aime autant la vieille ville que la nouvelle. Evidemment faut aimer les villes, hein. La vieille ville est une sorte de musée architecturale toujours en activité, quand la nouvelle ville développe une sorte d’énergie anarchique qui reste très accueillante. Et puis il y a un mélange extraordinaire des genres, d’une société qui intègre la modernité occidentale qui me fascine. Et puis on mange bien quand même.

La nouvelle ville c’est plutôt comme ça. (Avec une femme au voile colorée et pas tout en noir).
Bon il faudrait bien que j'y retourne histoire de sortir un peu de la ville et visiter aussi les magnifiques villages, la côte mythique, Aden, Faire du abducted-tourism, et peut être même essayer le Kât, mais là va falloir que je retravaille sérieusement sur mon emploi du temps des prochains mois.
Je vous rassure le retour à Asmara m'a gardé sur la même humeur, sans doute un peu comtemplative, mais certainement pas déprimée. D'ailleurs je fredonne maintenant dez chansons dont je ne peux pas dire les paroles, hormis quelques habibi habibi.
Oui faudrait vraiment que je me mette sérieusement à apprendre l'arabe quand même...
mercredi, avril 19, 2006
Trahison
Bon voilà, en ce moment je fredonne. Souvent quand je fredonne, au fond, c’est un peu mon subconscient qui réagit à mon environnement extérieur. Bon évidemment ça ne marche pas toujours, mais quand même, souvent. Spécialement quand c’est une chanson que je n’ai pas entendu depuis très très longtemps et qui surgit de nulle part. Après il faut nuancer, je connais rarement les paroles des chansons que je fredonne, et en fait, souvent je les invente. Mais parfois aussi, même si je les invente, il suffit que je me rappelle des vraies paroles pour savoir exactement pourquoi je fredonne cette chanson là particulièrement à ce moment là.
Heureusement, tout comptes faits, je fredonne le plus souvent une chanson que j’ai entendu peu de temps auparavant, mon subconscient ne me trahit quand même pas si souvent que ça. Parce que bon, quand même c’est un peu énervant d’être trahit par son subconscient que finalement je connais à peine.
Bon comme tout Asmara a découvert ce qui se cachait au tréfond de mon âme (et pourtant c’est pas comme si je chantais hyper bien non plus hein), il n’y a pas de raisons que vous n’en profitiez pas. Ouais c’est comme ça, je suis quelqu’un d’extrêmement partageuse du subconscient au fond, on rencontre des gens comme ça, on les trouve sympathique te plutôt équilibré et paf voilà qu’ils vous envoient leur subconscient dans le blog. Comme quoi faut toujours se méfier un peu quand même.
En ce moment c’est ça que je fredonne (un extrait)
How many times must a man look up
Before he can see the sky?
Yes, 'n' how many ears must one man have
Before he can hear people cry?
Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
That too many people have died?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.
How many years can a mountain exist
Before it's washed to the sea?
Yes, 'n' how many years can some people exist
Before they're allowed to be free?
Yes, 'n' how many times can a man turn his head,
Pretending he just doesn't see?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.
Le pire c’est que je ne suis même pas sûre de connaître l’air en fait…
Et l’autre pire c’est que je ne savais même pas que je connaissais les paroles en fait… (mais oui je les connaissais quand même).
Et le pire du pire c’est cette assez désagréable impression de me transformer en minette (des années 70 d’accord, mais minette tout de même) qui découvre le sens de sa vie dans les paroles de ses chanteurs (engagés certes, mais chanteur quoi) favoris (enfin bon ça ce serait une découverte aussi vu que je ne connais pas grand chose à l’œuvre du monsieur). Pas très flatteur pour l’ego. Je vais peut être lancer un club anti Bob Dylan moi tiens, juste pour me venger gratuitement, ça pourrait être défoulatoire si ça se trouve.
Wanna Join ?
Heureusement, tout comptes faits, je fredonne le plus souvent une chanson que j’ai entendu peu de temps auparavant, mon subconscient ne me trahit quand même pas si souvent que ça. Parce que bon, quand même c’est un peu énervant d’être trahit par son subconscient que finalement je connais à peine.
Bon comme tout Asmara a découvert ce qui se cachait au tréfond de mon âme (et pourtant c’est pas comme si je chantais hyper bien non plus hein), il n’y a pas de raisons que vous n’en profitiez pas. Ouais c’est comme ça, je suis quelqu’un d’extrêmement partageuse du subconscient au fond, on rencontre des gens comme ça, on les trouve sympathique te plutôt équilibré et paf voilà qu’ils vous envoient leur subconscient dans le blog. Comme quoi faut toujours se méfier un peu quand même.
En ce moment c’est ça que je fredonne (un extrait)
How many times must a man look up
Before he can see the sky?
Yes, 'n' how many ears must one man have
Before he can hear people cry?
Yes, 'n' how many deaths will it take till he knows
That too many people have died?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.
How many years can a mountain exist
Before it's washed to the sea?
Yes, 'n' how many years can some people exist
Before they're allowed to be free?
Yes, 'n' how many times can a man turn his head,
Pretending he just doesn't see?
The answer, my friend, is blowin' in the wind,
The answer is blowin' in the wind.
Le pire c’est que je ne suis même pas sûre de connaître l’air en fait…
Et l’autre pire c’est que je ne savais même pas que je connaissais les paroles en fait… (mais oui je les connaissais quand même).
Et le pire du pire c’est cette assez désagréable impression de me transformer en minette (des années 70 d’accord, mais minette tout de même) qui découvre le sens de sa vie dans les paroles de ses chanteurs (engagés certes, mais chanteur quoi) favoris (enfin bon ça ce serait une découverte aussi vu que je ne connais pas grand chose à l’œuvre du monsieur). Pas très flatteur pour l’ego. Je vais peut être lancer un club anti Bob Dylan moi tiens, juste pour me venger gratuitement, ça pourrait être défoulatoire si ça se trouve.
Wanna Join ?
mardi, mars 28, 2006
C’est quand le bonheur ?
Poutou sur le front plus bobo. Voilà c’est passé.
Le rhume est toujours là, tapis dans le fond de mon crâne, on ne peut pas dire que la situation en Erythrée se soit franchement améliorée, on ne peut pas vraiment dire non plus que les imbroglio administratifs aient connu de clarification soudaine, mais bon…
J’ai commencer par changer la bande son, c’est fou l’importance de la bande son pour la crédibilité du propos… Fallait y aller progressivement, hein. Je suis passée du trentenaire dépressif parisien qui a besoin d’amour à la diva du saudade, bon d’accord c’est pas tout à fait « the hills are alive with the sound of music », mais sur la bonne voie, après j’ai fait une incursion vers le folkeux new yorkais, mais en fait ce n’était pas tout à fait la bonne prescription, je me suis dis qu’il fallait revenir en Europe, généreusement avec quelqu’un qui aime. Et voilà guérie, pas si difficile que ça quand même.
Bon si c’était aussi facile de supprimer la faim dans le monde, ça serait quand même plus pratique, évidemment.
A la place, on se prépare à une catastrophe régional dont on a encore du mal à mesurer l’ampleur. On prévoit, on projette, on essaye de minimiser, mais on manque quand même pas mal d’infos. Evidemment comme on sait déjà que c’est mal barré, on peut prévoir un peu, voire même essayer de prévenir un peu. Mais au final tant que la photo du petit enfant noir à gros ventre et bras squelettique n’est pas dans les journaux, c’est quand même difficile d’y croire. Evidemment le problème c’est qu’à ce stade là il est quasi perdu le gamin.
Ouais.
En fait je réalise que cette semaine j’ai avantageusement échangée la mélancolie contre la colère…
C’est le truc aussi de faire un boulot où on bosse pour des vrais gens, où on mesure l’impact des politiques sur la vie des gens, forcément il y a pleins de moments où ça énerve. Il y a aussi pleins de moments où on se dit, bon je fais juste mon boulot à moi, mon crachat dans l’océan et c’est déjà un début, même si c’est grand l’océan, surtout vu de près.
Sinon, ce qui est bien quand on est en colère c’est que certes, on peut avoir tendance à faire un peu n’importe quoi dans tous les sens, mais au moins il y a de l’énergie. Il suffit de réussir à la canaliser, et ça c’est ce que je réussis le mieux à faire, alors, ça va.
On va voir où tout ça va nous mener…
La semaine prochaine.
Le rhume est toujours là, tapis dans le fond de mon crâne, on ne peut pas dire que la situation en Erythrée se soit franchement améliorée, on ne peut pas vraiment dire non plus que les imbroglio administratifs aient connu de clarification soudaine, mais bon…
J’ai commencer par changer la bande son, c’est fou l’importance de la bande son pour la crédibilité du propos… Fallait y aller progressivement, hein. Je suis passée du trentenaire dépressif parisien qui a besoin d’amour à la diva du saudade, bon d’accord c’est pas tout à fait « the hills are alive with the sound of music », mais sur la bonne voie, après j’ai fait une incursion vers le folkeux new yorkais, mais en fait ce n’était pas tout à fait la bonne prescription, je me suis dis qu’il fallait revenir en Europe, généreusement avec quelqu’un qui aime. Et voilà guérie, pas si difficile que ça quand même.
Bon si c’était aussi facile de supprimer la faim dans le monde, ça serait quand même plus pratique, évidemment.
A la place, on se prépare à une catastrophe régional dont on a encore du mal à mesurer l’ampleur. On prévoit, on projette, on essaye de minimiser, mais on manque quand même pas mal d’infos. Evidemment comme on sait déjà que c’est mal barré, on peut prévoir un peu, voire même essayer de prévenir un peu. Mais au final tant que la photo du petit enfant noir à gros ventre et bras squelettique n’est pas dans les journaux, c’est quand même difficile d’y croire. Evidemment le problème c’est qu’à ce stade là il est quasi perdu le gamin.
Ouais.
En fait je réalise que cette semaine j’ai avantageusement échangée la mélancolie contre la colère…
C’est le truc aussi de faire un boulot où on bosse pour des vrais gens, où on mesure l’impact des politiques sur la vie des gens, forcément il y a pleins de moments où ça énerve. Il y a aussi pleins de moments où on se dit, bon je fais juste mon boulot à moi, mon crachat dans l’océan et c’est déjà un début, même si c’est grand l’océan, surtout vu de près.
Sinon, ce qui est bien quand on est en colère c’est que certes, on peut avoir tendance à faire un peu n’importe quoi dans tous les sens, mais au moins il y a de l’énergie. Il suffit de réussir à la canaliser, et ça c’est ce que je réussis le mieux à faire, alors, ça va.
On va voir où tout ça va nous mener…
La semaine prochaine.
jeudi, mars 23, 2006
Un grand moment de lassitude…
Ou un petit coup de mou quoi
Cette semaine est un peu pffffffft
Je sais bien qu'en général j’essaye plutôt de ne pas inquiéter mes lecteurs et surtout ma mère qui en dit rien mais n’en pense pas moins, mais quand même, parfois il y a des petites baisses de moral au cours de ces longs mois passés loin de vous.
Là maintenant, il y a une petite accumulation de facteurs bluesy. Pour commencer, il y a des expats qui s’en vont. Et moi ça me colle toujours le blues les gens qui rentrent en Europe, pas seulement parce que je deviens sentimentale sur mon vieil âge, qu’on réalise que ces gens qu’on croisait tous les jours, on ne les verra plus ou extrêmement occasionnellement, mais aussi parce que à chaque fois ça me donne la nostalgie de la maison, la vie en France le métro, les pépettes branchouilles, les travailleurs pressés, les executive sûrs d’eux et de leurs costume gris, les cafés en terrasse, les restos viets, les crêperies, les librairie-papeterie-presse, ou juste se balader dans Paris, la société de consommation, sans parler de tous ces gens que j’aime croiser presque par hasard grâce aux talents sociaux du Yaka, des discussions sur tout rien, refaire le monde ou juste le dernier film qu’on a vu, la vie quoi… C’est dans ces moments là que je me dis que je ne suis pas faite pour l’expatriation après tout. Bon après ça passe, c’est temporaire, je suis encore trop curieuse de savoir ce qu’il se passe ailleurs, comment les gens vivent différemment pour ne pas continuer à aller explorer au delà de mon quartier.
Ensuite, il y a 3 nouvelles ONG internationales qui se font expulser, ce qui diminue encore la capacité de réponse humanitaire dans ce coin du monde qui en a plutôt besoin. Mais aussi, ne pas connaître les raisons le pourquoi untel reste et pas l’autre donne un sentiment d’insécurité juridique très inconfortable. Ne pas connaître les déterminants du choix enlève la possibilité de choisir. Alors qui sera le prochain ? Que deviennent les bénéficiaires des programmes ? Que peut-on faire encore avant de se faire jeter dehors ? Comment commencer une action quand on ne connaît pas le temps qui nous est imparti pour la mener ? Et finalement l’éternel question, mais qu’est ce qu’on fout là ? Est-ce que c’est vraiment la bonne chose à faire ? et tous les doutes de l’humanitaire reviennent…
Enfin, mon projet vient de se rallonger de 3 semaines et prendre quelques points de complexité administrative et de procédures sur lesquelles il faut faire s’entendre tout le monde. Et j’avais promis de rester jusqu’à la pose de la première pierre… qui sera donc 3 semaines plus tard… Mais j’avais aussi promis de rentrer en avril, ce qui paraît sérieusement compromis aussi…
Faudrait que je trouve un moyen de persuader le Yaka de venir refaire un tour par ici, mais il n’avait pas l’air très très emballé la dernière fois que je lui en ai parlé…
Et aussi, j’allais oublier, j’ai un méchant rhume qui tient depuis plus d’un mois et ça commence à devenir pénible. Je soupçonne les médocs érythréens d’être un petit peu fort pour moi et je viens de passer testeuse pour l’industrie pharmaceutique suisse qui est sensé être leader dans le domaine, non ? En attendant je suis en train de contribuer à la bonne santé de l’industrie du Kleenex italien, on ne pourra pas dire que je ne soutien pas l’Europe.
Enfin, bon, c’est passager, la semaine prochaine je reprends du poil de la bête, et j’arrête d’écouter de la musique de trentenaire dépressif, promis.
Cette semaine est un peu pffffffft
Je sais bien qu'en général j’essaye plutôt de ne pas inquiéter mes lecteurs et surtout ma mère qui en dit rien mais n’en pense pas moins, mais quand même, parfois il y a des petites baisses de moral au cours de ces longs mois passés loin de vous.
Là maintenant, il y a une petite accumulation de facteurs bluesy. Pour commencer, il y a des expats qui s’en vont. Et moi ça me colle toujours le blues les gens qui rentrent en Europe, pas seulement parce que je deviens sentimentale sur mon vieil âge, qu’on réalise que ces gens qu’on croisait tous les jours, on ne les verra plus ou extrêmement occasionnellement, mais aussi parce que à chaque fois ça me donne la nostalgie de la maison, la vie en France le métro, les pépettes branchouilles, les travailleurs pressés, les executive sûrs d’eux et de leurs costume gris, les cafés en terrasse, les restos viets, les crêperies, les librairie-papeterie-presse, ou juste se balader dans Paris, la société de consommation, sans parler de tous ces gens que j’aime croiser presque par hasard grâce aux talents sociaux du Yaka, des discussions sur tout rien, refaire le monde ou juste le dernier film qu’on a vu, la vie quoi… C’est dans ces moments là que je me dis que je ne suis pas faite pour l’expatriation après tout. Bon après ça passe, c’est temporaire, je suis encore trop curieuse de savoir ce qu’il se passe ailleurs, comment les gens vivent différemment pour ne pas continuer à aller explorer au delà de mon quartier.
Ensuite, il y a 3 nouvelles ONG internationales qui se font expulser, ce qui diminue encore la capacité de réponse humanitaire dans ce coin du monde qui en a plutôt besoin. Mais aussi, ne pas connaître les raisons le pourquoi untel reste et pas l’autre donne un sentiment d’insécurité juridique très inconfortable. Ne pas connaître les déterminants du choix enlève la possibilité de choisir. Alors qui sera le prochain ? Que deviennent les bénéficiaires des programmes ? Que peut-on faire encore avant de se faire jeter dehors ? Comment commencer une action quand on ne connaît pas le temps qui nous est imparti pour la mener ? Et finalement l’éternel question, mais qu’est ce qu’on fout là ? Est-ce que c’est vraiment la bonne chose à faire ? et tous les doutes de l’humanitaire reviennent…
Enfin, mon projet vient de se rallonger de 3 semaines et prendre quelques points de complexité administrative et de procédures sur lesquelles il faut faire s’entendre tout le monde. Et j’avais promis de rester jusqu’à la pose de la première pierre… qui sera donc 3 semaines plus tard… Mais j’avais aussi promis de rentrer en avril, ce qui paraît sérieusement compromis aussi…
Faudrait que je trouve un moyen de persuader le Yaka de venir refaire un tour par ici, mais il n’avait pas l’air très très emballé la dernière fois que je lui en ai parlé…
Et aussi, j’allais oublier, j’ai un méchant rhume qui tient depuis plus d’un mois et ça commence à devenir pénible. Je soupçonne les médocs érythréens d’être un petit peu fort pour moi et je viens de passer testeuse pour l’industrie pharmaceutique suisse qui est sensé être leader dans le domaine, non ? En attendant je suis en train de contribuer à la bonne santé de l’industrie du Kleenex italien, on ne pourra pas dire que je ne soutien pas l’Europe.
Enfin, bon, c’est passager, la semaine prochaine je reprends du poil de la bête, et j’arrête d’écouter de la musique de trentenaire dépressif, promis.
mardi, mars 14, 2006
Interruption momentanée des services
Ouais
Bon
C’est pas comme si je ne voulais pas hein…
C’est blogger qu’est pas gentil avec moi. Pourtant j’ai pris une nouvelle connexion Internet par radio (mon toit parle avec le toit du building de la Lufthansa, la classe), et depuis blogger est fâché avec moi. C’est que c’est susceptible le blog, on ne croirait pas comme ça. Cela dit, je vous rassure malgré le quadruplement du prix de l’abonnement, la connexion n’est pas meilleure, peut être pire en fait, mais permanente, attention.
D’ailleurs c’est bien simple, là c’est le Yaka qui poste à ma place. Et quand même le journal d’Erythrée qui doit être posté depuis Paris, on va finir par croire que je suis au fin fond de l’Afrique…
Parce que en vrai moi j’adore écrire des posts, ça me distrait des rapports, ça me permet de procrastiner avec bonne conscience, ça me donne des nouveaux défis dans la vie (ouaip moi aussi si je veux je fais youpi du 3e millénaire d’abord), ça fait lire le quotidien avec d’autres yeux, et, euh, je ne sais pas moi, des trucs enfin, une sorte de nouvelle frontière électronique quoi, le dépassement de la dimension postale, que sais-je…
A part ça, je fais quoi dans la vie ?
Ben pas mal de rapports mais là c’était fini, mais là ça va recommencer après 2 semaines de pauses où j’ai failli me sentir un peu perdue. Heureusement pleins de gens sont venus à la rescousse me poser pleins de questions hyper dures dont je n’avais pas la réponse et je ne me suis même pas ennuyée du coup. C’est fou non ?
Je suis retournée brûler sur les îles (et manger du sable, et avoir le mal de mer, et me faire réveiller à 5h par le soleil un DIMANCHE !!!, et ne pas avoir de marshmallows à griller sur le feu de bois (mais ça c’est plutôt un truc d’américain et nous nous n’étions pas américains) et ne pas chanter autour du feu avec une guitare sèche (parce que personne n’avait pensé à la guitare, pourtant là c’est universel non ?), c’était vraiment chouette, si si. Une île déserte, pleins de poissons colorés, et du corail, et la mer exactement à la bonne température, et le soleil aussi (juste bien pour ne pas avoir froid en sortant de l’eau, mais pas trop chaud si on préfère faire la sieste) et la paix aussi, c’est bien la paix, et pour le coup c’est bien un truc d’île déserte.
Tiens je vais me remettre à la méditation, c’est pas bête ça ?
Alternativement, je vais à la piscine de l’Intercon faire Miami Beach avec les copains. Ce qui consiste grosso modo à ne pas décoller de son transat (bon d’accord il y a quelques incursions dans la piscine quand même) de l’après midi. Le repas est servi sur transat, ainsi que le thé glacé. Ca permet de se refaire une santé après un samedi soir souvent difficile et accessoirement d’aborder la semaine de travail avec un coup de soleil sur le nez du meilleur effet.
Trop dur ma vie
Ben ouais il n’y a pas blogger mais quand même il y a des compensations…
Bon
C’est pas comme si je ne voulais pas hein…
C’est blogger qu’est pas gentil avec moi. Pourtant j’ai pris une nouvelle connexion Internet par radio (mon toit parle avec le toit du building de la Lufthansa, la classe), et depuis blogger est fâché avec moi. C’est que c’est susceptible le blog, on ne croirait pas comme ça. Cela dit, je vous rassure malgré le quadruplement du prix de l’abonnement, la connexion n’est pas meilleure, peut être pire en fait, mais permanente, attention.
D’ailleurs c’est bien simple, là c’est le Yaka qui poste à ma place. Et quand même le journal d’Erythrée qui doit être posté depuis Paris, on va finir par croire que je suis au fin fond de l’Afrique…
Parce que en vrai moi j’adore écrire des posts, ça me distrait des rapports, ça me permet de procrastiner avec bonne conscience, ça me donne des nouveaux défis dans la vie (ouaip moi aussi si je veux je fais youpi du 3e millénaire d’abord), ça fait lire le quotidien avec d’autres yeux, et, euh, je ne sais pas moi, des trucs enfin, une sorte de nouvelle frontière électronique quoi, le dépassement de la dimension postale, que sais-je…
A part ça, je fais quoi dans la vie ?
Ben pas mal de rapports mais là c’était fini, mais là ça va recommencer après 2 semaines de pauses où j’ai failli me sentir un peu perdue. Heureusement pleins de gens sont venus à la rescousse me poser pleins de questions hyper dures dont je n’avais pas la réponse et je ne me suis même pas ennuyée du coup. C’est fou non ?
Je suis retournée brûler sur les îles (et manger du sable, et avoir le mal de mer, et me faire réveiller à 5h par le soleil un DIMANCHE !!!, et ne pas avoir de marshmallows à griller sur le feu de bois (mais ça c’est plutôt un truc d’américain et nous nous n’étions pas américains) et ne pas chanter autour du feu avec une guitare sèche (parce que personne n’avait pensé à la guitare, pourtant là c’est universel non ?), c’était vraiment chouette, si si. Une île déserte, pleins de poissons colorés, et du corail, et la mer exactement à la bonne température, et le soleil aussi (juste bien pour ne pas avoir froid en sortant de l’eau, mais pas trop chaud si on préfère faire la sieste) et la paix aussi, c’est bien la paix, et pour le coup c’est bien un truc d’île déserte.
Tiens je vais me remettre à la méditation, c’est pas bête ça ?
Alternativement, je vais à la piscine de l’Intercon faire Miami Beach avec les copains. Ce qui consiste grosso modo à ne pas décoller de son transat (bon d’accord il y a quelques incursions dans la piscine quand même) de l’après midi. Le repas est servi sur transat, ainsi que le thé glacé. Ca permet de se refaire une santé après un samedi soir souvent difficile et accessoirement d’aborder la semaine de travail avec un coup de soleil sur le nez du meilleur effet.
Trop dur ma vie
Ben ouais il n’y a pas blogger mais quand même il y a des compensations…
jeudi, février 16, 2006
La minute culturelle
Voilà ça c’est le nouveau moi.

Oui je sais ça peut paraître un peu surprenant comme ça quand on me connaît, mais justement le truc c’est que le peintre ne m’avait jamais vu avant de me remettre le tableau fini. A part ça, c’est tout à fait moi vu de la fenêtre de mon bureau.
Impressive, non ?
Finalement on ne se rend jamais vraiment compte de comment on apparaît aux autres.
Là on dirait bien que c’est la blonde en moi qui est apparu derrière les grilles de mon bureau devant mon laptop (qui n’est pas un dell non plus, mais bon), le clop à la main - car je n’ai toujours pas encore arrêté de fumer et apparemment ça se voit.
Et pour continuer dans la minute culturelle, toujours de l’art, sauf que là c’est moi qui l’ai fait et c’est spécial pour les incrédules qui ne croyaient pas que je faisais vraiment des choses avec mes mains alors que mes ampoules de mains en étaient une preuve tangible et tout et tout.

On pourrait aussi prendre cet objet d’artisanat érythréen, creusé à la main par une travailleuse humanitaire comme le signe patent de mon ennui. En fait il n’en est rien, c’est surtout le signe patent d’un léger autisme qui se révèle sur le tard. Ou bien c’est contagieux et là je connais le coupable, c’est encore un coup du Yaka.

Oui je sais ça peut paraître un peu surprenant comme ça quand on me connaît, mais justement le truc c’est que le peintre ne m’avait jamais vu avant de me remettre le tableau fini. A part ça, c’est tout à fait moi vu de la fenêtre de mon bureau.
Impressive, non ?
Finalement on ne se rend jamais vraiment compte de comment on apparaît aux autres.
Là on dirait bien que c’est la blonde en moi qui est apparu derrière les grilles de mon bureau devant mon laptop (qui n’est pas un dell non plus, mais bon), le clop à la main - car je n’ai toujours pas encore arrêté de fumer et apparemment ça se voit.
Et pour continuer dans la minute culturelle, toujours de l’art, sauf que là c’est moi qui l’ai fait et c’est spécial pour les incrédules qui ne croyaient pas que je faisais vraiment des choses avec mes mains alors que mes ampoules de mains en étaient une preuve tangible et tout et tout.

On pourrait aussi prendre cet objet d’artisanat érythréen, creusé à la main par une travailleuse humanitaire comme le signe patent de mon ennui. En fait il n’en est rien, c’est surtout le signe patent d’un léger autisme qui se révèle sur le tard. Ou bien c’est contagieux et là je connais le coupable, c’est encore un coup du Yaka.
mercredi, février 15, 2006
Back in town
Ca se voit pas forcément bien là ← mais en fait ça fait quand même un bail que je suis de retour à Asmara (une sorte de bail de 10 jours mais un bail quand même).
Bizarrement le voyage du retour s’est passé comme sur des roulettes, je n’étais pas en liste d’attente, l’avion était à l’heure, moi aussi, même pas un petit excédent de bagages pour rigoler, rien de rien qui aurait pu justifier une indue prolongation des vacances. La vie n’est pas juste !
Et puis, back à Asmara, accueillie avec le sourire et des fleurs par les travailleurs que j’exploite (je vous dis même pas les heures sup’ pour venir me chercher à l’aéroport) et une température clémente (mais comme il neigeait quand je suis partie et qu’il a fait dans les moins pendant toutes les vacances, ce n’était vraiment pas difficile hein.)
Bizarrement le voyage du retour s’est passé comme sur des roulettes, je n’étais pas en liste d’attente, l’avion était à l’heure, moi aussi, même pas un petit excédent de bagages pour rigoler, rien de rien qui aurait pu justifier une indue prolongation des vacances. La vie n’est pas juste !
Et puis, back à Asmara, accueillie avec le sourire et des fleurs par les travailleurs que j’exploite (je vous dis même pas les heures sup’ pour venir me chercher à l’aéroport) et une température clémente (mais comme il neigeait quand je suis partie et qu’il a fait dans les moins pendant toutes les vacances, ce n’était vraiment pas difficile hein.)
dimanche, janvier 15, 2006
Vainqueur de la premiere etape
Ca y est
je suis a Sana'a au Yemen, ce qui implique que
1/ j'ai reussi a sortir du pays
2/ j'ai reussi a monter dans l'avion
Ouais d'accord ca n'a l'air de rien comme ca et je connais pleins de gens qui le font tous les jours, mais en vrai c'est quand même le résultat d'une très très longue entreprise dont le résultat ne fut connait que vendredi 13. Et qui a dit que vendredi 13 ne portait pas chance ? Enfin vendredi j'ai fini par réussir à sortir du pays, mais je n'étais pas encore sûre de pouoir rejoindre la France.
Enfin je devrais arriver a Paris lundi matin vu que j'ai aussi reussi a trouver une place dans un avion pour la France (en juste 40 minutes de comptoir-sitting, pas mal non ?).
et là râaaah, 2 semaines de vacances à peine perturbée par quelques tracasseries administratives (la quête du passeport, la quête du visa, la journée de debriefing, la confrontation à l'administration française pour leur expliquer que "euh bon d'accord je suis hors delais poru toutes les paperasses mais c'est parce que je n'etais pas la d'abord et bon OK j'aurais pu le prevoir mais aussi faut voir que je suis un peu tête en l'air et ca on ourrait le prendre en compte non?")
En attendant et apres m'être par 2 fois levée trop tard pour aller au souk (plutôt un late Claire qu'un early Claire, j'avoue) je m'entraine à revoir mes neveux en jouant avec les petits gars des copains qui m'hébergent. C'est du boulot les enfants...
et je vais tenter de re-retrouver LE resto viêt de Sana'a, histoire de compléter le ré-apprentissage progressif à la civilisation. Woah des supermarchés, quoi 12 sortes de laits différents ? Heureusement il y a quelques repères rassurants dans cette débauche d'abondance capitaliste, c'est aussi du lait yéménite à base de concentré qui est introduit en contrabande en Erythrée (et à prix d'or).
Alors a tout de suite hein
je suis a Sana'a au Yemen, ce qui implique que
1/ j'ai reussi a sortir du pays
2/ j'ai reussi a monter dans l'avion
Ouais d'accord ca n'a l'air de rien comme ca et je connais pleins de gens qui le font tous les jours, mais en vrai c'est quand même le résultat d'une très très longue entreprise dont le résultat ne fut connait que vendredi 13. Et qui a dit que vendredi 13 ne portait pas chance ? Enfin vendredi j'ai fini par réussir à sortir du pays, mais je n'étais pas encore sûre de pouoir rejoindre la France.
Enfin je devrais arriver a Paris lundi matin vu que j'ai aussi reussi a trouver une place dans un avion pour la France (en juste 40 minutes de comptoir-sitting, pas mal non ?).
et là râaaah, 2 semaines de vacances à peine perturbée par quelques tracasseries administratives (la quête du passeport, la quête du visa, la journée de debriefing, la confrontation à l'administration française pour leur expliquer que "euh bon d'accord je suis hors delais poru toutes les paperasses mais c'est parce que je n'etais pas la d'abord et bon OK j'aurais pu le prevoir mais aussi faut voir que je suis un peu tête en l'air et ca on ourrait le prendre en compte non?")
En attendant et apres m'être par 2 fois levée trop tard pour aller au souk (plutôt un late Claire qu'un early Claire, j'avoue) je m'entraine à revoir mes neveux en jouant avec les petits gars des copains qui m'hébergent. C'est du boulot les enfants...
et je vais tenter de re-retrouver LE resto viêt de Sana'a, histoire de compléter le ré-apprentissage progressif à la civilisation. Woah des supermarchés, quoi 12 sortes de laits différents ? Heureusement il y a quelques repères rassurants dans cette débauche d'abondance capitaliste, c'est aussi du lait yéménite à base de concentré qui est introduit en contrabande en Erythrée (et à prix d'or).
Alors a tout de suite hein
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