mercredi, février 15, 2006

Back in town

Ca se voit pas forcément bien là ← mais en fait ça fait quand même un bail que je suis de retour à Asmara (une sorte de bail de 10 jours mais un bail quand même).
Bizarrement le voyage du retour s’est passé comme sur des roulettes, je n’étais pas en liste d’attente, l’avion était à l’heure, moi aussi, même pas un petit excédent de bagages pour rigoler, rien de rien qui aurait pu justifier une indue prolongation des vacances. La vie n’est pas juste !
Et puis, back à Asmara, accueillie avec le sourire et des fleurs par les travailleurs que j’exploite (je vous dis même pas les heures sup’ pour venir me chercher à l’aéroport) et une température clémente (mais comme il neigeait quand je suis partie et qu’il a fait dans les moins pendant toutes les vacances, ce n’était vraiment pas difficile hein.)

dimanche, janvier 15, 2006

Vainqueur de la premiere etape

Ca y est
je suis a Sana'a au Yemen, ce qui implique que
1/ j'ai reussi a sortir du pays
2/ j'ai reussi a monter dans l'avion
Ouais d'accord ca n'a l'air de rien comme ca et je connais pleins de gens qui le font tous les jours, mais en vrai c'est quand même le résultat d'une très très longue entreprise dont le résultat ne fut connait que vendredi 13. Et qui a dit que vendredi 13 ne portait pas chance ? Enfin vendredi j'ai fini par réussir à sortir du pays, mais je n'étais pas encore sûre de pouoir rejoindre la France.
Enfin je devrais arriver a Paris lundi matin vu que j'ai aussi reussi a trouver une place dans un avion pour la France (en juste 40 minutes de comptoir-sitting, pas mal non ?).
et là râaaah, 2 semaines de vacances à peine perturbée par quelques tracasseries administratives (la quête du passeport, la quête du visa, la journée de debriefing, la confrontation à l'administration française pour leur expliquer que "euh bon d'accord je suis hors delais poru toutes les paperasses mais c'est parce que je n'etais pas la d'abord et bon OK j'aurais pu le prevoir mais aussi faut voir que je suis un peu tête en l'air et ca on ourrait le prendre en compte non?")
En attendant et apres m'être par 2 fois levée trop tard pour aller au souk (plutôt un late Claire qu'un early Claire, j'avoue) je m'entraine à revoir mes neveux en jouant avec les petits gars des copains qui m'hébergent. C'est du boulot les enfants...
et je vais tenter de re-retrouver LE resto viêt de Sana'a, histoire de compléter le ré-apprentissage progressif à la civilisation. Woah des supermarchés, quoi 12 sortes de laits différents ? Heureusement il y a quelques repères rassurants dans cette débauche d'abondance capitaliste, c'est aussi du lait yéménite à base de concentré qui est introduit en contrabande en Erythrée (et à prix d'or).
Alors a tout de suite hein

jeudi, janvier 12, 2006

Fugue

Ca y est j’ai mon permis de sortie
Pas croyable
C’etait déjà devenu une légende urbaine
Une légende urbaine asmaroite, qui n’est certes pas la plus grande ville du monde mais légende urbaine quand même : Claire est coincée à Asmara, même pas en Erythrée, vu qu’il faut des permis pour se balader, non, à Asmara, avec autorisation d’aller voir la mer le WE…
Pfffiou je l’ai échappé belle quand même
Reste encore a être bookée sur un avion autrement qu’en liste d’attente (ils sont aussi hyper fort pour ça chez Yemenia). En fait chez Yemenia, ils ont le sens du business.
C’est bien simple, tout le monde est en liste d’attente, sauf ceux qui rajoutent 100 USD. Là ils sont confirmés. Un truc un peu bizarre quand même. Bon moi j’ai le charme de ma secrétaire qui marche assez bien et si ça se trouve ça vaut plus que 100USD alors ils n’ont qu’à bien se tenir les yéménites.

lundi, janvier 09, 2006

Combien de temps, combien de temps…

Combien de temps faut-il pour sortir d’Erythrée ?
Non, parce que je reconnais que ça avait des aspects plutôt drôles au début. C’est vrai quoi, être retenu contre son gré dans un pays qui donne tous les signes de vouloir mettre les étrangers dehors a une certaine ironie que je ne manque pas d’apprécier. C’est un peu : "tiens il y a 2 catégories alors, ceux qui se font jeter et ceux qui ne peuvent pas sortir", et "comment faire pour passer de l’une à l’autre…". Oui, on finit par avoir des jeux bizarres au bout d’un certain temps.
Et puis les multiples méandres de l’administration érythréennes finissent aussi par rendre les choses cocasses au fond. Rien que d’imaginer le tas de lettres que j’ai envoyées et qui n’ont jamais eues de réponses - mais qui ont été lues ça j’en suis sûre même si les sources de confirmation sont parfois bien étranges – rien que d’imaginer la configuration du bureau qui reçoit toutes mes lettres, la tête de la personne qui voit encore ma signature… Parce que j’ai un double figurez-vous, (elle est acharnée on vous dit !) donc je connais exactement le nombre de mètres linéaires (soigneusement rangé dans des classeurs) de lettres envoyées, feuille par feuille. Un truc de psychopathe.
Mais là, bon, j’en ai un peu marre quand même. C’est un peu lassant l’humour de répétition, et puis c’est un peu usant de jouer au psychopathe, on risque de vraiment le devenir à la fin, ils ne se rendent pas compte !!

Et pourquoi d’abord on ne veut pas me donner d’exit visa, hein, pourquoi ?
(Là on s'aperçoit que j'ai déjà été sérieusement atteinte parce que en fait la vraie question c'est : "Mais pourquoi faut-il un visa de sortie ?" mais bon, soit, admettons)
Evidemment c’est compliqué et il y a pleins de facteurs en jeu, entre autre que mon passeport n’a quasi plus de pages et que je vais devoir le renouveler ce qui ajoute du kafkaien au kafkaiesque si c'est possible.
Tout reste très logique, rationnel et organisé jusqu’à ce que tout d’un coup on tombe sur un impasse, il y a un truc qui bloque.
Là faut que j’arrête avant de vraiment devenir PNG.
Heureusement que yemenia airlines permet les multiples (et on dirait même indéfinis) changements de réservation sans frais ; parce que mine de rien j’ai toujours le même billet, initialement réservé pour le 21 décembre et repoussé de semaine en semaine au gré des blocages administratifs.
J’y crois encore !
Je suis une femme de beaucoup de foi.
En ce moment tout a encore empiré à cause des multiples jours fériés du pays. (Quoi vous n’avez pas re-fêté Noël samedi dernier ?; Quoi vous n’allez pas fêter l’Aid mardi ? bandes de mécréants non œcuméniques va). Les semaines de 4 jours, enfin de 4 jours et demi parce que cette année presque toutes les fêtes tombaient le WE, ça tue les procédures administratives, y a pas à dire.
Bon, cela dit je serais bientôt illégale dans le pays (vu que l’expiration de mon permis de résidence est incessante), donc avec un peu de chance je vais réussir à partir avant de me faire expulser, et juste à temps pour venir fêter le Têt à Paris.
C'est pas bien fait peut être ?

jeudi, janvier 05, 2006

Mes voeux alimentaires

Cette année, chose exceptionnelle (vu que c’est la première fois que je le fais et que ce n’est pas dit encore que ça se renouvelle), j’ai envoyé mes vœux professionnels.
Ben c’est fou quand même, il y a pleins de gens qui répondent.
Alors c’est sans doute moi qui suis très mufle d’habitude et qui ne répond jamais aux cartes de vœux, je ne savais même pas qu’il fallait. En tout cas ça m’a fait plaisir quand même.
Faut dire que la carte élaborée par le Spécialiste en Art Majeur était Magnifique ET personnalisée. Cela dit il faudra que je vous montre les cartes de voeux qu’on peut trouver par ici parce qu’elles ne sont pas mal non plus quand même. Ma favorite restant celle où il y a une photo d’un plat d’Injira (le plat traditionnel) qui à défaut de vraiment mettre l’eau à la bouche (c’est vraiment vraiment trop pimenté pour moi) fait sens : « je vous souhaite une année plein de nourriture ».

Bon, du coup, ce midi je suis allée manger une LANGOUSTE !!! de Massawa, c’était trop trop bien, en terrasse, au soleil, un peu comme les vacances quoi…
Pfff c’est chouette la vie quand même. Je vosu souhaite pleins de langouste en terraasse au soleil à vous aussi
Et je m’aperçois aussi que finalement on se fait très vite à passer tous les hivers au soleil, même dans des coins supposés pourris (liste de gauche quand même pour ceux qui suivent). Il y a clairement des compensations.

mardi, janvier 03, 2006

Une chanson douce...

Bon alors, c’était comment la Saint Sylvestre pour vous ? Parce que moi c’était… intéressant, expérimental, mais au final assez marrant et sympathique.
J’étais invitée à une soirée karaoké par une représentante de la communauté philippine à Asmara. Et elle n’était pas seule, il y avait un bon florilège des représentants de pays asiatiques. Du coup on a super bien mangé.
Et après on a chanté… (forcément c’est un truc qui s’impose un peu dans une soirée Karaoké, j’aurais dû m’en douter).
Oui.
Même moi.
Ha ha ça vous épate hein ! ben moi aussi j’avoue.
D’où c’est important de noter que tous ces gens étaient asiatiques, ressortissants de pays où le Karakoe est totalement entré dans les mœurs et qu’ils prennent ça un peu comme jouer à la belote quoi. (Il y en a de bons, d’autres moins bons et même des débutants mais tout le monde peut rapidement s’y mettre). Du coup c’est assez décomplexant finalement. Et puis, on m’a accompagné au début (un peu comme les tours pour rien quand on apprend la belote – et je sais de quoi je parle j’ai appris il n’y a pas longtemps, bon depuis j’ai oublié mais c’est pas grave hein)
Enfin j’ai échappé à Wham ! «Last Christmas, I gave you my heart
But the very next day, You gave it away
», à Georges Michael « Careless Whisper :I’m never gonna dance again,Guilty feet have got no rhythm.Though it’s easy to pretend,I know you’re not a fool.» et tant d’autres choses plus ou moins terribles.
Mais j’ai brillée sur « Killing me softly with his song, killing me softly with his song, telling my whole life with his words, killing me softly… with his song », sur «I see trees of green, red roses too I see them bloom for me and you And I think to myself, what a wonderful world» et sur «I’ve lived a life that’s full.I’ve traveled each and ev’ry highway;And more, much more than this,I did it my way.», sans parler de «Welcome to the Hotel California Such a lovely place (Such a lovely place) Such a lovely face Plenty of room at the Hotel California Any time of year (Any time of year) You can find it here» et de celles que j’ai déjà oublié parce que passée un certain nombre hein. Dois je vraiment avouer que je connaissais ces chansons grâce aux reprises ré-écoutées récemment et respectivement de Frank Sinatra, Joey Ramones et Nina Hagen (mais la version des Sex Pistols est beaucoup plus fidèle si on peut dire). Evidemment j’ai moins brillé sur tous les autres trucs que je ne connaissais que vaguement. Et c’est là qu’on se rend compte qu’on est passé à côté d’une bonne partie de la culture populaire de tubes américains du monde, ou alors malgré mon âge respectable j’étais trop jeune. Je ne saurais trop dire.
Enfin merci au Yaka et à ses TDJ car il m’a permis de briller lors de ce rite de passage d’année un peu particulier.
Parce que le Karaoke c’est un peu comme les chansons qu’on pense qu’on connaît par cœur à force de les avoir entendu partout (en tout cas la sélection c’est assez ça) et qu’on chante en faisant tintintin tintiiiiiin sauf que là il y a les paroles qui sont écrites sur un écran. Pratique, mais en même temps on se rend compte que finalement c’est plus simple de faire tintintin tintintin, parce qu’il y a moins besoin de se concentrer avec ses yeux.

Après minuit on s’est tous tenu par les mains (bras croisés) mais on n’était pas assez nombreux pour faire une grande ronde autour de la terre alors à la place on a chanté une chanson, en anglais, dont une seule personne connaissait les paroles d’ailleurs, ce qui était un peu bizarre vu qu’il n’y avait personne de culture anglo-saxonne dans la ronde, mais bon. L’air me disait vaguement quelque chose (que j’ai du entendre dans un film sans doute américain) et ça ressemblait un peu à une chanson militaire, mais qu’à cela ne tienne, n’écoutant que mon courage et grâce à ma grande pratique de la chorale des Thieu Nhi j’ai vaillamment suivi à force de lalala lalalaaaaaa enthousiastes.
Ha, qui aurait cru qu’un jour la compétence de montrer de la conviction pour chanter des chansons que l’on ne comprend pas et que j’ai développé très jeune me servirait, hein ? (rien que de repenser à notre tyrannique chef d’orchestre en mémorable costume violet et qui, à la réflexion, avait quelque chose du « chtrumblugluk, the artist formerly known as Prince» mais avec des années d’avance, ça me re-terrorise tiens).

Là maintenant va falloir me dire laquelle de ces chansons vous être en train de fredonner et que j’aurais réussi à vous coller dans le crâne pour la journée.

C’était la fin du jeu.

samedi, décembre 31, 2005

Bonne année alors

Bon alors, comme je suis une fille sympa (jusque là je ne vous apprends rien, c’est quand même un truc archi connu que je suis une fille sympa) et dévouée (ouais, là c’est vrai que c’est plus limité aux happy few, mais bon comme ça maintenant vous êtes au courant au moins), que je sens bien que l’impatience et la curiosité vous gagnent (c’est mon sens d’araignée qui m’a dit ça) en plus de vous souhaiter la bonne année :
Bonne Année

Je vous mets un extrait des artistiques (artistiquement élaborés par le « Style for Abroad Manager » quoi ça ne veut rien dire ?) vœux que je vais envoyer à tout le monde, mais pas publier ici pour cause de clause de confidentialité. D’ailleurs, c’est un peu un extrait, mais quand même pas la même chose du tout (pour ne pas dire qu'en fait ça n'a rien à voir, parce que faut pas rigoler avec la Clause. Parce que la Clause c’est bien simple ça fait partie des trucs où si on demande « Pourquoi la Clause » on se fait répondre « Petit, quand tu sauras pourquoi ne pas poser cette question, tu sauras pour quoi la Clause » yaka voir…
D’ailleurs zavez vu comme je suis toujours restée discrète sur les activités protégées par la clause ? hein, hein ?
Non, je ne suis toujours pas agente secrète pour ceux qui se demande, c’est pas faute d’avoir eu envie ou de boire des vodka-martinis (sans olives, parce que comme ça c’est un peu mon special trademark), mais maintenant j’ai laissé tomber de toutes façons et tant pis pour toutes ces agences de renseignements qui sont passées à côté d’un élément exceptionnel (et indétectable, hein car qui soupçonnerai une corrézo-viet d’ascendance quasi communiste et d’obédience quasi trotskiste (selon les jours) de bosser pour le Mossad ? ben eux non plus apparemment. Enfin résultat je ne suis pas mécontente parce que j’ai découvert que finalement il fallait croire à sa cause et que mercenaire c’est rigolo mais seulement 5 minutes.
Enfin tout ça pour vous souhaiter une bonne année, et me souhaiter d’être plus inspirée en 2006 et de tenir mon blog presque à jour ou au moins à semaine (parce qu’il ne faut pas rêver non plus et aussi connaître ses limites).
Avec un peu de chance, de persévérance, de Comédie (faire tomber sa mère très malade juste pour obtenir un visa de sortie demande quand même un zeste d'acting), de fermeté et de je m'en foutisme, je serais sans doute en France pour le Têt (l'Autre nouvelle année pour les ignares). Et comme j'ai déjà tout ça d'après ma mère qui me connait bien, ça devrait aller, d'ailleurs j'ai déjà acheté mon billet d'avion, c'est dire.

lundi, décembre 19, 2005

booooooah

Ouais

Vous aussi vous m’avez manqué…
Il s’est passé pleins de choses pendant votre absence, mine de rien.
Bon évidemment le plus important c’est que j’ai failli partir en vacances, pour venir vous voir, et que finalement oui. Mais je saute les étapes qui furent ouiiii, peut être allez oui, comment ça non ? Non ? m’enfin, allez, bon oui alors, ah oui, ben non, enfin un truc à rendre dingue n’importe qui et même moi un peu, c’est dire.
Ouais, pis il y a des moments comme ça où on a beau faire la fière à bras, une grande lassitude vous envahie. Je veux des vacaaaaaaaances !!! (et pourtant je commence à m’y connaître en fiers à bras hein, c’est pas comme si je n’avais jamais croisé des aventuriers, des vrais des tatoués avec des poils et qui sentent sous les bras non plus).
En fait la 14e fois en un mois où finalement on ne sait pas si il faut commencer à préparer ses bagages et son départ ou s’installer pour 2 ans, selon le sens du vent et les indécisions diverses, ça commence à être un peu fatiguant tout compte fait. Bon, il y aurait bien une solution, clair-esque s’il en est « moi j’en ai marre alors je décide de me casser et tant pis», mais c’est oublier un peu vite mon excessive conscience de bonne élève qui ne lâche pas le morceau tant qu’on peut encore en sauver quelque chose parce que un peu c’est mieux que rien (oui j’avoue elle n’a pas toujours marché, mais là quand même on fait de l’humanitaire les enfants, il y a un vrai enjeu et on ne peut pas baisser les bras comme ça). Tiens il y a des jours où je me maudis d’avoir encore un brin de moralité.
Et puis je suis un peu toute seule mais pas vraiment non plus. Je n’ai plus de Z, pas encore de Sauveur d’Ame Mélancolique, mais toujours mes 2 loustics (Lima et Mike pour les intimes) qui certes ne font pas la bonne cuisine de chez nous mais compensent par plein d’autres choses qui rendent le quotidien agréable.
Et puis avec la fatigue et le stress, je commence à devenir totalement cyclothymique, ce qui est quand même assez marrant comme état à la réflexion, mais pas très reposant pour l’entourage, je le conçois bien, mais comme je n’ai pas vraiment d’entourage professionnel non plus ce n’est pas si grave, hein.
Enfin c’est un peu dommage parce que j’avais déjà prévu le trajet du retour. C’était en voiture, Bus, chameau, train et ça partait d’Asmara (forcément), puis Barentu, Tesseney, et le Soudan : Kassala (c’est la partie chameau) Khartoum avec un possible crochet par Port Soudan puis après on improvise.
C’était pleins de nuits à la belle étoile - et j’ai testé les étoiles sont belles - pleins de foul au petit déjeuner et de mouton au déjeuner, plein de poussière collée par la sueur, pleins d’improbables rencontres…
Bon au lieu de ça je vais rester à Asmara pour Noël, et même le jour de l’an, et il y aura une température agréable (assez fraiche à partir de la tombée de la nuit), un beau temps ensoleillé, des copains abandonnés comme moi à leur triste sort, du foie gras importé, du champagne de la boutique duty free…
On va se débrouiller quoi.

lundi, novembre 14, 2005

retour

Bon ben desolee, ca fait un mois que je n'ai plus acces a blogger, alors la comme j'ai pris mes jambes par la main du cou (la situation etait grave, plus de reseau depuis 3 jours) et que je suis allee "la ou se trouve le reseau" tin tin j'ai essaye a tout hasard et ca marche.
Mais je n'avais rien prevu j'avoue (car seules d'obscures raisons de travail m'ont poussees jusqu'ici, je sais c'est bien malheureux et inconsequent de ma part) et je suis prise tout au depourvu.
En plus ma cle usb ne marche pas sur cet ordi, parce qu'on ne peut pas tout avoir quand meme, alors pfff.
Ouais je sens bien que ce n'est pas vraiment suffisant comme histoire et qu'il va falloir trouver un truc un peu mieu pour expliquer mon defile du dernier mois.
J'aurais bien voulu broder sur le theme de "eh masi attention ici c'est presque la guerre et la situation est terrible", mais franchment en fait non, dans les journaux il paraitrait que c'est tendu, mais en vrai rien n'a trop change vu d'Asmara, donc ca ne marche pas vraiment...
Bon je pourrais dire aussi que c'est l'hiver et que mes doigts ont geles alors forcement le clavier ce n'est pas pratique, mais j'ai bien peur que personne ne me croit non plus vu que bon OK il fait froid mais c'est aussi un peu l'Afrique hein;
Euh, ah oui je suis morte d'inanition depuis que le Z est parti et que plus personne a Amara de fait de boeuf bourguignon. Parce que moi je suis plutot crepes en fait, pas tres boeuf, quoi que la je mangerai bien un boeuf bourguignon, faudrait que je trouve une recette.
bref, sans pretexte
ca va bien quoi
c'est juste l'internet qu'est un peu malade

lundi, octobre 10, 2005

Repos

Ce week end j’ai fait un truc terrible
J’ai voulu reconstituer ma force de travailleuse.
Parce que bon c’est fait aussi pour ça les week end non ?
Bref, ce Week end, je me suis levée tard et me suis couchée tôt, un programme très sérieux, à peine perturbée par A. (pff tout le monde s’appelle A. par ici c’est terrible) qui m’a téléphoné sur les coups de 11h45 samedi matin pour voir ce que je devenais et plus si affinités. Bon comme affinités il y avait (ben oui A. c’est quand même une chouette copine), ça a fini en petit déj’-déj’, courses du samedi (c’est un truc vachement répandu les courses du samedi, même quand il n’y a pas de carrouf’ – bon il y a une petite épicerie où il y a tout aussi, enfin tout ce qu’il reste quoi et faut reconnaître qu’il faut être assez cruche comme moi pour devoir y rester plus de 10 minutes, mais j’y peux rien j’ai toujours été nulle en courses, je ne sais jamais quoi acheter alors j’achète toujours n’importe quoi et après il faut y retourner parce qu’il manque toujours un truc pour faire la cuisine), thé, puis fin des affinités (mais non je rigole) il était temps de passer à la partie sérieuse de la soirée, dîner, bouquin, dodo.
Bon là la partie se coucher tôt a un peu raté parce que quand je commence un bouquin, j’ai tendance à le finir dans la foulée et en plus là il était assez gros, mais bon dormir, bouquiner j’ai toujours l’impression que ça se vaut sur le coup, ce n’est que le lendemain que je m’aperçois que c’est un peu différent finalement)
Dimanche matin, réveil aux « late Claire » (expression asmarinoite ou comment devenir une référence temporelle malgré soi) petit déj’ gargantuesque, papotage électronique et lecture, pot avec un copain (haha il ne s’appelle même pas A. pour une fois) et résolution, résolution, je décide d’évacuer toute sorte de tentations en me couchant à 22h. Pas mal non ? (cette force morale que je dégage parfois, ça me sidère tiens) en plus j’avais quand même prévu de me lever le lendemain matin à 6h, histoire de bosser un peu. Un truc de fou.
Pour une raison qui m’échappe, je n’ai évidemment pas réussi à m’endormir, ni à me lever à 6h mais quand même 7h, (ce qui est déjà un bien avant le « early claire » j’aime autant vous le dire.) vu que le Z. n’est plus là pour ouvrir les bureaux, la corvée d’être à l’heure tombe sur moi (et j’aime autant vous dire que ça ne me fait attendre le Service d’Arrivée Matinale avec d’autant plus d’impatience).
Voilà maintenant, nous sommes après déjeuner, quand le petit coup de sieste se fait sentir, et je me rends compte que quand même il ne faut pas contrarier sa nature.
Je ne suis pas faite pour me coucher tôt voilà.
Et en plus ma force de travailleuse ne se reconstitue que le dimanche matin, même pas le soir, alors hein !
Je me demande qui dans ce monde nous mets dans la tête des idées aussi absurdes que se coucher tôt et se lever tôt c’est bien, l’avenir appartient gnin gnin gnin, pfff, ben non ça ne marche même pas, et ce n’est pas comme si je n’aimais pas dormir hein, attention, c’est bien simple, moi dormir c’est ma passion alors yaka voir.
Et je ne suis presque pas vexée que ma secrétaire après être passée dans mon bureau sur les coups de 14h30 m’a dit « Shall I bring you a coffee right now ? » alors que je ne dormais même pas sur mon clavier d’abord et que d’habitude elle m’apporte un café plutôt vers 16h30 (l’heure du café quoi), parce qu’elle HYPER chouette ma secrétaire et qu’elle a rapidement repéré que tous les jours vers 16h30 j’allais me faire un café (et aussi vers 10h). Ouais, enfin c’est dur quand même d’être si facilement mis à jour, non ?
Ben tiens ça m’a réveillé, je vais peut être pouvoir bosser maintenant.