La mer c’était bien.
Contrairement à ce que certaine mauvaise langues pourraient laisser croire, et malgré l’absence du Super Aliment pour Moustique qui concentre toutes les attaques sur sa personne, je n’ai même pas fait de mauvaise rencontre insectoïde. D’ailleurs il n’y a même pas d’insectes, il fait trop chaud pour eux aussi.
La Mer Rouge des Dahlaks est à peu près à la température d’un bain. C’est à dire que au petit matin, la mer est plus chaude que la température de l’air. Sachant que la température de l’air ne refroidit pas tellement et que même moi qui suis frileuse comme moi (c’est à dire vachement frileuse) j’ai chaud la nuit. En fait, il fait très chaud – et encore plus le jour au soleil. Bon d’accord je pourrais être plus précise mais je n’avais pas emportée de thermomètre et je suis nulle à évaluer ces trucs là. A ce compte là, l’avantage d’être dans un bain, c’est qu’on ne se rend pas compte qu’on transpire, hein.
Sinon il paraît qu’il y avait pleins de jolis poissons et coraux, mais vu que mes lunettes ne rentrent pas sous un masque de plongée et que je n’avais pas prévu de lentilles, je ne sais pas si c’est vrai ou si c’est juste pour m’embêter (mais ce serait un peu pervers quand même non ?). Du coup faudra que j’y retourne, et si ça se trouve il fera moins chaud…
Mais il faut que je vous dise : Les bracelets anti mal des transports qui vous font de l’acupression ou un autre truc ésotérique du genre ça marche !
Bon évidemment il y a quelques side-effect dûs au méchant look des bracelets qui vous fait instantanément rebaptisée « force bleue » par vos camarades d’île, mais c’est toujours mieux que « vomitosaure » et puis les camarades d’île ne durent qu’un Week End, après ils redeviennent des camarades de boulot ou des camarades d’Asmara et ils arrêtent les surnoms ridicules (enfin moi, j’espère en tout cas). Et sur la notice c’est marqué sans effets secondaires et autorisés pour les enfants, et là comme enfant je pense en particulier à un de mes charmant neveu qui a tendance à mal supporter la voiture lui aussi et viser les genoux de sa tante bien aimée (je suis forte en subtile allusion quand même). Enfin voilà maintenant je vais devoir faire le tour du monde des routes de montagnes et ne plus avoir aucune excuse pour échapper aux virées nautiques impromptues ni même organisées. Heureusement que j’aime le bateau, enfin faudra quand même que je pense à trouver un truc au cas où je me sente d’humeur asociale…
Bon les îles des Dahlaks c’est quand même un peu hostile comme environnement, d’ailleurs même mon opinel d’aventurier n’y a pas résister. Ca m’a donné l’occasion de m’apercevoir que je n’ai aucune idée de la manière dont il faut l’entretenir (parce que quand je l’ai acheté, on m’a dit que ça s’entretenait, j’ai dis oui oui parce que je ne suis pas contrariante et que j’étais drôlement content d’avoir un couteau à moi toute seule, mais en fait, comment ça s’entretient un opinel qui est devenu tout noir et un peu rouillé après avoir étriper un poisson dans la mer et coupé le citron qui va avec ?). Et puis une fois qu’on a vidé le poisson, qu’on l’a fait cuire au feu de bois, qu’on l’a mangé, qu’on est allé se réchauffer encore un peu dans la mer à regarder le plancton phosphorescent, on couche à la belle étoile. C’était LA PREMIERE FOIS que je couchais à la belle étoile sur une plage, en plus sans lit, sans draps, sans tente, ni rien… Je crois que je suis en train de gagner mes galons d’aventurière non ? Hein dites ?
Bon j’avoue qu’en fait j’étais tellement crevée que je n’y ai même pas pensé sur le coup je me suis juste allongée sur le sable et je me suis endormie (sans regarder les étoiles parce que en fait moi je dors les yeux fermée, c’est plus fort que moi j’y peux rien). Du coup les Bernards l’Hermite en ont profiter pour bouffer mes lacets tout neufs, les fourbes (et peut être autre chose, mais je ne sais pas encore je n’ai pas vérifié). Faut se méfier des Bernards L’Hermite, ça paraît tout petit comme ça, mais ça vit en bande et ça aime bien les lacets. C’est un truc à se retrouver sans chaussures ça et sans chaussures, on ne peut vraiment pas marcher sans se brûler les pieds. Heureusement que j’avais aussi mes tongs (je suis hyper prévoyante) et que mes tongs n’ont pas de lacets (juste des jolies fleurs pas du tout appétissante pour le Bernard l’Hermite on dirait).
Enfin moi je croyais que c’était hyper excitant de faire l’aventurier sur une île sauvage, alors qu’en fait on ne s’en rend même pas compte. Ca abîme bien un peu l’opinel, mais à part ça…
Enfin la mer c’était sympa, et ça change un peu de « l’hiver » d’Asmara (là je me rend bien compte que j’exagère un peu mais bon faut bien dramatiser non ?). La prochaine fois j’emporterai un appareil photo et au lieu d’aventurier je ferai aussi touriste, ça me semble assez adapté finalement.
lundi, août 15, 2005
vendredi, août 12, 2005
Week End
Demain je vais à la mer.
Il va faire HYPER chaud (il paraît que c'est aux alentours de 50°C);
Il n'y aura pas d'ombre; (les îles désertes sont vraiment désertes);
Je vais être malade pendant tout le trajet (3h aller demain, 3h retour dimanche sans compter le bateau) à moins que mes magnifiques bracelets du comptoir marin du Croisic prouvent leur efficacité (ça serait quand même vraiment bien si ils pouvaient faire ça);
Je suis quand même hyper contente, il va faire chaud, il va faire beau, l'eau est limpide avec pleins de petits poissons dedans et si ça se trouve je vais même pouvoir manger du poisson grillé.
Comme quoi la perspective de se tremper dans l'eau peut avoir des effets secondaires chez les gens les plus sensés (et pas seulement Archimède hein).
Et dans la check list:
crème solaire, chapeau, maillot, tee shirt et basta.
Il va faire HYPER chaud (il paraît que c'est aux alentours de 50°C);
Il n'y aura pas d'ombre; (les îles désertes sont vraiment désertes);
Je vais être malade pendant tout le trajet (3h aller demain, 3h retour dimanche sans compter le bateau) à moins que mes magnifiques bracelets du comptoir marin du Croisic prouvent leur efficacité (ça serait quand même vraiment bien si ils pouvaient faire ça);
Je suis quand même hyper contente, il va faire chaud, il va faire beau, l'eau est limpide avec pleins de petits poissons dedans et si ça se trouve je vais même pouvoir manger du poisson grillé.
Comme quoi la perspective de se tremper dans l'eau peut avoir des effets secondaires chez les gens les plus sensés (et pas seulement Archimède hein).
Et dans la check list:
crème solaire, chapeau, maillot, tee shirt et basta.
jeudi, août 11, 2005
changements
Hier j'étais très très fâchée contre pleins de gens et en plus, vraiment, je ne voyais pas comment sortir de tout ce fatras procédurier.
Aujourd'hui, ben ca va plutôt bien en fait.
Pourtant j'ai toujours le même fatras procédurier à résoudre... (Un truc tellement de cauchemar que ça prend une journée à expliquer au moins)
Comme quoi un bon film déprimant, une nuit de sommeil et hop! ça repart
Et, puis, une bonne nouvelle en fin de journée, le Super Agent Maléfique devrait venir trainer ses guêtres par ici pour m'aider à vaincre le Mal Absolu, les procédures...
Enfin le chocolat, et le risotto au cêpes d'hier soir ont bien aidé aussi, hein.
Et puis c'est décidé cet hiver, vacances au Viêt Nam, voir mon neveu/nièce tout neuf mon frère tout vieux et capitaliste et ma belle soeur, belle. et aussi un peu le pays de mes ancêtres ??
Aujourd'hui, ben ca va plutôt bien en fait.
Pourtant j'ai toujours le même fatras procédurier à résoudre... (Un truc tellement de cauchemar que ça prend une journée à expliquer au moins)
Comme quoi un bon film déprimant, une nuit de sommeil et hop! ça repart
Et, puis, une bonne nouvelle en fin de journée, le Super Agent Maléfique devrait venir trainer ses guêtres par ici pour m'aider à vaincre le Mal Absolu, les procédures...
Enfin le chocolat, et le risotto au cêpes d'hier soir ont bien aidé aussi, hein.
Et puis c'est décidé cet hiver, vacances au Viêt Nam, voir mon neveu/nièce tout neuf mon frère tout vieux et capitaliste et ma belle soeur, belle. et aussi un peu le pays de mes ancêtres ??
mardi, août 09, 2005
d'humeur automnale

J’avoue que je ne suis pas trop inspirée. Les jours se suivent et se ressemblent un peu. Il y a par ici une ambiance bien morose qui n’est pas seulement due à la pluie.
Il est temps de reprendre les choses en main et de lutter contre ceux qui essayeraient de me démoraliser. Ca ne marchera pas. Je me venge en faisant des associations hasardeuses de rouges et de fuschia. Je ne sais pas si ça réchauffe les autres mais c’est sûr que ça fait mal aux yeux. Au moins ça donne une bonne raison de mettre des lunettes de soleil.
Je regarde par la fenêtre et il fait beau.
Je sors dehors et je saute ans les flaques. Finalement la pluie c’est plutôt rigolo.
Qu’ont-ils donc alors tous ces expats insatisfaits ?
Ce serait bien que Son Altesse Magnifique vienne me prêter main forte rapidement. Les yeux émerveillés et l’enthousiasme motivée ont été l’occasion pour moi de re-découvrir cette ville.
Et puis en plus le coca est revenu…
Alors ?
mercredi, août 03, 2005
La Fin des vacances
Ca y est je suis retournée au boulot.
Je regarde les orages par la fenêtre de mon bureau et je me dis que quand même c'est bien l'été, surtout quand on est en vacances.
Tant pis je me vengerai à partir de septembre quand il ne pleuvra plus :-) et puis aux prochaines vacances encore indéterminées.
C'est pourtant vrai qu'on est bien ici
mais vous me manquez déjà...
Je regarde les orages par la fenêtre de mon bureau et je me dis que quand même c'est bien l'été, surtout quand on est en vacances.
Tant pis je me vengerai à partir de septembre quand il ne pleuvra plus :-) et puis aux prochaines vacances encore indéterminées.
C'est pourtant vrai qu'on est bien ici
mais vous me manquez déjà...
mercredi, juillet 13, 2005
Tes reins
(Désolée j'ai aps pu résister, mais rassurer moi aussii je trouve ce jeu de mots un peu navrant, même si je dois dire qu'il reflète bien mon état actuel, toute moulue)
Alors juste pour rigoler et un peu pour la gloire, le dernier post de blog avant mon retour triomphal à Paris (Triomphal parce que il faudra bien quelques trompettes pour me réveiller après ce long voyage aux horaires stupides, et puis Orly vaut bien ça non ?) et aussi parce que demain c’est 14 juillet.
C’est pas que 14 juillet on blog pas chez les français (ou peut être que si faudra que je me renseigne) mais bon quand même y a fête de l’ambassade et qu’il va bien falloir aller vérifier si la grandeur de la France passe toujours par l’estomac (et puis je suis tombée « par hasard » sur la liste des courses qui était pas mal du tout ma foi et faut bien aller vérifier ça).
Ouais, les français de l’étranger ont toujours un peu de retard et fêtent le 14 au lieu du 13 au soir (et même pas dans une caserne de pompiers, la honte !).
Enfin voilà je viens de passer 2 jours dans un gros 4X4 blanc à visiter le pays, enfin une région du pays sous de fallacieux prétextes, et je viens de découvrir que en fait l’Erythrée c’est le pays du caillou. Il y a des cailloux partout. On fait des maisons avec, des murets, des tas, ou bien on les laisse où ils sont, mais en tout cas il y a des cailloux partout. Pourtant il pleut depuis 3 semaines (à la limite on serait entré dans la saison des pluies que ça ne m’étonnerait pas) et c’est aussi tout vert, il y a un beau gazon partout où ça n’a pas été labouré, une merveille. Avant il y avait aussi pleins de cailloux mais je crois qu’ils se fondaient dans la masse ocre du paysage, splendide aussi, mais beaucoup plus hostile quand même. Du coup qu’est ce que je rapporte d’Erythrée, ben la spécialité locale, des cailloux quoi.
Bref tout ça n’était qu’un fallacieux prétexte pour renouer avec mon ordinateur, lâchement abandonné pendant 2 jours où au lieu de bosser je suis allée me balader en voiture en « evaluation, monitoring » alors que tout le monde sait que le vrai boulot c’est bien de faire tourner des tableurs dans la poussière (et depuis que je suis devenue un peu chef aussi de faire tourner des logiciels de gestion de projet dans la poussière tout en tyrannisant tout le monde, héhé).
Il y a quand même du bon dans les « visites terrains », qui permettent de se rappeler que Asmara n’est décidément pas « l’Afrique » alors que le reste du pays oui. Parce que les jolis bâtiments ne correspondent pas vraiment aux conditions de vie du reste de la population, ceux justement pour qui on bosse (et qui sont assez fort en sandwich à l’omelette, à défaut de pizza). Mais surtout après avoir vu ce paysage tout sec et misérable pendant 6 mois, la transformation du même en terrain de golf géant est assez spectaculaire, et vraiment très plaisant. Après évidemment moi je ne suis allée visiter que des endroits où il n’y avait pas d’eau alors on pourrait dire que je le fais un peu exprès aussi, histoire de me casser le moral. Mais bon c’était pour la bonne cause hein. Je n’ai pas les photos là mais j’essaye d’en envoyer asap.
Et à ce WE alors…
Alors juste pour rigoler et un peu pour la gloire, le dernier post de blog avant mon retour triomphal à Paris (Triomphal parce que il faudra bien quelques trompettes pour me réveiller après ce long voyage aux horaires stupides, et puis Orly vaut bien ça non ?) et aussi parce que demain c’est 14 juillet.
C’est pas que 14 juillet on blog pas chez les français (ou peut être que si faudra que je me renseigne) mais bon quand même y a fête de l’ambassade et qu’il va bien falloir aller vérifier si la grandeur de la France passe toujours par l’estomac (et puis je suis tombée « par hasard » sur la liste des courses qui était pas mal du tout ma foi et faut bien aller vérifier ça).
Ouais, les français de l’étranger ont toujours un peu de retard et fêtent le 14 au lieu du 13 au soir (et même pas dans une caserne de pompiers, la honte !).
Enfin voilà je viens de passer 2 jours dans un gros 4X4 blanc à visiter le pays, enfin une région du pays sous de fallacieux prétextes, et je viens de découvrir que en fait l’Erythrée c’est le pays du caillou. Il y a des cailloux partout. On fait des maisons avec, des murets, des tas, ou bien on les laisse où ils sont, mais en tout cas il y a des cailloux partout. Pourtant il pleut depuis 3 semaines (à la limite on serait entré dans la saison des pluies que ça ne m’étonnerait pas) et c’est aussi tout vert, il y a un beau gazon partout où ça n’a pas été labouré, une merveille. Avant il y avait aussi pleins de cailloux mais je crois qu’ils se fondaient dans la masse ocre du paysage, splendide aussi, mais beaucoup plus hostile quand même. Du coup qu’est ce que je rapporte d’Erythrée, ben la spécialité locale, des cailloux quoi.
Bref tout ça n’était qu’un fallacieux prétexte pour renouer avec mon ordinateur, lâchement abandonné pendant 2 jours où au lieu de bosser je suis allée me balader en voiture en « evaluation, monitoring » alors que tout le monde sait que le vrai boulot c’est bien de faire tourner des tableurs dans la poussière (et depuis que je suis devenue un peu chef aussi de faire tourner des logiciels de gestion de projet dans la poussière tout en tyrannisant tout le monde, héhé).
Il y a quand même du bon dans les « visites terrains », qui permettent de se rappeler que Asmara n’est décidément pas « l’Afrique » alors que le reste du pays oui. Parce que les jolis bâtiments ne correspondent pas vraiment aux conditions de vie du reste de la population, ceux justement pour qui on bosse (et qui sont assez fort en sandwich à l’omelette, à défaut de pizza). Mais surtout après avoir vu ce paysage tout sec et misérable pendant 6 mois, la transformation du même en terrain de golf géant est assez spectaculaire, et vraiment très plaisant. Après évidemment moi je ne suis allée visiter que des endroits où il n’y avait pas d’eau alors on pourrait dire que je le fais un peu exprès aussi, histoire de me casser le moral. Mais bon c’était pour la bonne cause hein. Je n’ai pas les photos là mais j’essaye d’en envoyer asap.
Et à ce WE alors…
jeudi, juillet 07, 2005
Douce France
Voilà ça y est j’ai mon billet dans la main, donc c’est sûr, j’arrive à Paris le 15 juillet (après une longue nuit blanche) et je prends 15 jours de vacances, mazette !
C’était un peu tendu parce qu’il a fallu 2 semaines pour être sûr d’avoir une place dans un avion jusqu’à hier. Du coup j’ai réussi à transformer en victoire personnelle le paiement d’un billet Egyptair, et perdre tout sens des civilités. Après avoir eu confirmation de la disponibilité de mon siège dans l’avion, hop j’ai sauté dans le 4X4, le chauffeur a chauffé, et je suis entrée à midi moins 5 dans les locaux de la compagnie. Là j’ai bondi, tout sourire dehors sur la seule personne présente, qui m’a vu avancer d’un air navré (son clop au bec, je pense que lui se préparait à la pause) et m’a tout de suite calmé, aimable mais ferme (« Il faut arrêter de bondir partout maintenant, madame, c’est une compagnie respectable ici »). C’est là qu’on s’aperçoit qu’en fait ce n’était pas si pressé, et qu’on a beau avoir attendu 2 semaines qu’une place se libère, elle est maintenant acquise, alors hein j’aurais même pu aller chercher mon billet le 14 pfff.
Je crois que j’ai fini par acquérir les réflexes soviétiques (ceux qui me manquaient au début), celui de se précipiter pour acheter le truc tant qu’il est encore là parce qu’on ne sait pas quand il y en aura de nouveau. Ben oui, forcément au début, nous étions victimes des pénuries aléatoires, alors que maintenant, nous avons pris le pli de faire des stocks nous aussi et d’acheter ce qu’il y a dans le magasin. Bon j’avoue qu’on n’est pas encore hyper pro non plus. Par exemple on s’est laissé surprendre par la pénurie de farine, mais heureusement, on va en province de temps en temps (où la farine se vend par 25kg, même que c’est un peu compliqué de n’en acheter qu’un seul) ce qui compense.
Bref, forcément on me dit qu’il y a un billet disponible, j’accours, presque en me pressant quoi. Quand je pense qu’il y a des hypermarchés en France et que si ça se trouve je vais devoir y passer, ça me rend malade, je pense que je vais avoir le mal de mer rien qu’en voyant la porte.
Enfin voilà je suis drôlement contente de venir vous voir pendant les vacances et de profiter de l’été qui est une chouette saison en Europe. Parce que ici c’est un peu comme l’automne, la saison des pluies a commencé et il fait tout gris et un peu froid (et en plus il n’y a même pas de feuilles de platanes par terre alors c’est vachement déstabilisant comme saison pluvieuse). Mais la pluie par ici a d’autres (nombreuses) vertus, et notamment de transformer le paysage qui devient (presque) tout vert (et surtout de donner l’espoir de bonnes récoltes pour l’année qui vient, ce qui en train de devenir exceptionnel par ici).
C’était un peu tendu parce qu’il a fallu 2 semaines pour être sûr d’avoir une place dans un avion jusqu’à hier. Du coup j’ai réussi à transformer en victoire personnelle le paiement d’un billet Egyptair, et perdre tout sens des civilités. Après avoir eu confirmation de la disponibilité de mon siège dans l’avion, hop j’ai sauté dans le 4X4, le chauffeur a chauffé, et je suis entrée à midi moins 5 dans les locaux de la compagnie. Là j’ai bondi, tout sourire dehors sur la seule personne présente, qui m’a vu avancer d’un air navré (son clop au bec, je pense que lui se préparait à la pause) et m’a tout de suite calmé, aimable mais ferme (« Il faut arrêter de bondir partout maintenant, madame, c’est une compagnie respectable ici »). C’est là qu’on s’aperçoit qu’en fait ce n’était pas si pressé, et qu’on a beau avoir attendu 2 semaines qu’une place se libère, elle est maintenant acquise, alors hein j’aurais même pu aller chercher mon billet le 14 pfff.
Je crois que j’ai fini par acquérir les réflexes soviétiques (ceux qui me manquaient au début), celui de se précipiter pour acheter le truc tant qu’il est encore là parce qu’on ne sait pas quand il y en aura de nouveau. Ben oui, forcément au début, nous étions victimes des pénuries aléatoires, alors que maintenant, nous avons pris le pli de faire des stocks nous aussi et d’acheter ce qu’il y a dans le magasin. Bon j’avoue qu’on n’est pas encore hyper pro non plus. Par exemple on s’est laissé surprendre par la pénurie de farine, mais heureusement, on va en province de temps en temps (où la farine se vend par 25kg, même que c’est un peu compliqué de n’en acheter qu’un seul) ce qui compense.
Bref, forcément on me dit qu’il y a un billet disponible, j’accours, presque en me pressant quoi. Quand je pense qu’il y a des hypermarchés en France et que si ça se trouve je vais devoir y passer, ça me rend malade, je pense que je vais avoir le mal de mer rien qu’en voyant la porte.
Enfin voilà je suis drôlement contente de venir vous voir pendant les vacances et de profiter de l’été qui est une chouette saison en Europe. Parce que ici c’est un peu comme l’automne, la saison des pluies a commencé et il fait tout gris et un peu froid (et en plus il n’y a même pas de feuilles de platanes par terre alors c’est vachement déstabilisant comme saison pluvieuse). Mais la pluie par ici a d’autres (nombreuses) vertus, et notamment de transformer le paysage qui devient (presque) tout vert (et surtout de donner l’espoir de bonnes récoltes pour l’année qui vient, ce qui en train de devenir exceptionnel par ici).
samedi, juin 25, 2005
Architecte
Alors pendant tout ce temps, où j’ai fait comme si je n’avais même pas le temps de m’asseoir 1 heure devant mon nordi, en fait j’ai fait pleins de trucs et après j’étais fatiguée et je n’avais plus envie de les raconter voilà.
C’est bien sûr entièrement de la faute du SAM (le Super Archi Maison) qui ne fait rien que de m’entraîner dans des activités culturelles. Ah j’vous jure pas moyen de rien faire en paix, faut se cultiver se stimuler les neurones, et ça occupe à plein temps ces petites choses. Enfin, je vais finir par être moins ignare, et c’est toujours ça de gagné.
Donc pour ceux qui ne le savent pas, Asmara recèle des trésors d’architecture moderne, pleins de villas du début du XXe siècle de toute beauté, pas toujours décrépites, parfois même plutôt entretenues d’ailleurs. Un peu dans le style de la photo là plus bas, mais ça ce n’est que la partie la plus exposée, vu qu’il y a des merveilles à chaque coin de rue.
Bon j’avoue que ça fait des balades un peu hachées. On croit qu’on va quelque part, on part sur notre petite vélo (ou dans notre énorme 4X4 blanc) et au bout de 10m :
« - Stoooooooooooooooop, wouah regardes là
- euh
– mais si là, la maison derrière les arbres avec un style terrible
– euh (ouais, je débute encore et face à quelqu’un qui a un détecteur à maison d’architecte connu, ben souvent j’oublie mes lignes) »
– et donc tu vois ça c’est tout à fait du XXX (et là on commence à me parler de théories d’urbanisme et de pleins de trucs que je ne maîtrise pas encore assez bien pour pouvoir les caricaturer dans ce blog, parce que ne fait quand on est concentré on en fait pas toujours attention au fait que cette situation est aussi drôle – oui parfois je manque singulièrement de présence d’esprit).
Bon, on finit par s’arrêter dans un grand crissement de pneu mais sans écraser personne (parce que nous on est des gentils), on s’arme de sourires et de caméras et on demande (gentiment - on est de sgentils je vous dis) à la personne qui se trouve le plus à proximité si on peut jouer aux japonais à Paris. En général, la personne est d’accord, après elle trouve un copain et ils commencent à parler dans une langue incompréhensible (que je soupçonne être du tygrinien mais je ne saurais le confirmer) en nous regardant et en rigolant comme des tordus. Je crois qu’ils se moquent… Ou bien ils sont vraiment tordus. Mais si ça se trouve je leur prête des sentiments qu’ils n’ont pas et peut être sont-ils simplement heureux de nous voir là 2 peignes culs avec un appareil photo en train de s’extasier sur une maison qui auraient bien besoin d’un petit rafraichissement.
Les voies et joies du touriste sont impénétrables.
C’est bien sûr entièrement de la faute du SAM (le Super Archi Maison) qui ne fait rien que de m’entraîner dans des activités culturelles. Ah j’vous jure pas moyen de rien faire en paix, faut se cultiver se stimuler les neurones, et ça occupe à plein temps ces petites choses. Enfin, je vais finir par être moins ignare, et c’est toujours ça de gagné.
Donc pour ceux qui ne le savent pas, Asmara recèle des trésors d’architecture moderne, pleins de villas du début du XXe siècle de toute beauté, pas toujours décrépites, parfois même plutôt entretenues d’ailleurs. Un peu dans le style de la photo là plus bas, mais ça ce n’est que la partie la plus exposée, vu qu’il y a des merveilles à chaque coin de rue.
Bon j’avoue que ça fait des balades un peu hachées. On croit qu’on va quelque part, on part sur notre petite vélo (ou dans notre énorme 4X4 blanc) et au bout de 10m :
« - Stoooooooooooooooop, wouah regardes là
- euh
– mais si là, la maison derrière les arbres avec un style terrible
– euh (ouais, je débute encore et face à quelqu’un qui a un détecteur à maison d’architecte connu, ben souvent j’oublie mes lignes) »
– et donc tu vois ça c’est tout à fait du XXX (et là on commence à me parler de théories d’urbanisme et de pleins de trucs que je ne maîtrise pas encore assez bien pour pouvoir les caricaturer dans ce blog, parce que ne fait quand on est concentré on en fait pas toujours attention au fait que cette situation est aussi drôle – oui parfois je manque singulièrement de présence d’esprit).
Bon, on finit par s’arrêter dans un grand crissement de pneu mais sans écraser personne (parce que nous on est des gentils), on s’arme de sourires et de caméras et on demande (gentiment - on est de sgentils je vous dis) à la personne qui se trouve le plus à proximité si on peut jouer aux japonais à Paris. En général, la personne est d’accord, après elle trouve un copain et ils commencent à parler dans une langue incompréhensible (que je soupçonne être du tygrinien mais je ne saurais le confirmer) en nous regardant et en rigolant comme des tordus. Je crois qu’ils se moquent… Ou bien ils sont vraiment tordus. Mais si ça se trouve je leur prête des sentiments qu’ils n’ont pas et peut être sont-ils simplement heureux de nous voir là 2 peignes culs avec un appareil photo en train de s’extasier sur une maison qui auraient bien besoin d’un petit rafraichissement.
Les voies et joies du touriste sont impénétrables.
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